Mille & une pages ou le plaisir de lire

19 octobre 2012

Changement de site !

A partir d'aujourd'hui 18 octobre 2012, vous pouvez continuer à me suivre ici : 

 

http://milleetunepages.com/

 

Merci d'avance. 

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Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas de Tahereh Mafi

Résumé :

“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Année de parution originale : 2011
Titre VO : Shatter Me, book 1

Genre : JeunesseScience-Fiction

 

Insaisissable

Mon avis :

« Ne me touche pas » est le premier tome de la saga d’Insaisissable. Ce qui m’a plus en premier lieu dans ce livre, avant même de l’avoir lu, c’est la couverture, je la trouve magnifique. Ensuite, le titre m’a interpellé, tout au moins le titre de cette série, il est court et bref, et m’a de suite donné envie de lire la 4ème de couverture.

Insaisissable est une dystopie, l’histoire nous est conté à la première personne par l’héroïne « Juliette », et nous avons vraiment l’impression qu’elle s’adresse à nous, surtout dans la toute première partie du roman, puisque cette dernière est toute seule, enfermée depuis 264 jours, dans une cellule. En lisant, la quatrième de couverture, je pensai qu’elle était en prison, pour un meurtre classique, or il en est rien.

Juliette est en effet intouchable, je n’en dirai pas plus, car je ne veux pas trop révéler l’intrigue du roman. Le monde de l’héroïne est bien différent du notre. La Terre est devenue dangereuse, et les gens meurent de faim, il y a eu des cataclysmes. Le couvre-feu a été imposé. Le nouveau gouvernement appelé « Rétablissement » fait régner la terreur, sous prétexte de protéger la population. Or c’est un prétexte bien évidement, comme souvent dans les univers dystopiques, et Juliette va découvrir qu’on lui ment, et qu’elle n’est pas seule. En effet, Adam qu’elle a connu dans son enfance, va venir à sa rencontre, si au début elle se méfie de lui, car elle ne fait plus confiance à personne, même pas à elle-même, Juliette va vite s’accrocher à Adam, et l’histoire d’amour qui va s’en suivre nous promet d’être intense.

Ce roman est vraiment  « l’introduction » à cet univers dystopique, et à la fin de ce livre, j’ai eu l’impression que la suite ne pourra qu’être meilleur, voir plus explosive. Avec ce livre, le décor a été planté, la bataille reste à venir.

Ce roman est vraiment un coup de cœur, et je suis impatiente de découvrir la suite. Juliette est une personne attachante, qui a énormément souffert depuis sa petite enfance. Les autres personnages ne sont pas en reste, même ceux qui sont détestables.

Si vous aimez les dystopies, les histoires d’amour belles et tourmentées, alors je ne peux que vous conseillez de lire ce livre.

Ce roman a été publié aux Editions Michel Lafon en octobre 2012.

Ma note : ♪♪♪♪♪

Ce roman entre dans le décompte pour le challenge Jeunesse et Young Adult.

challengejeunesse

http://mutietseslivres.com/2012/09/29/challenge-jeunesse-young-adult-2/

 

Posté par samkarine à 09:44 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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17 octobre 2012

Accabadora de Michela Murgia

Résumé :

Dans un petit village sarde, la vieille couturière, Tzia Bonaria, accueille chez elle Maria, « cédée » bien volontiers par une veuve d’humbles origines. Elle offrira à sa « fille d’âme » son métier et des études, choix audacieux pour une femme dans cette Sardaigne des années cinquante.

Maria grandit entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de Tzia Bonaria la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. Elle ignore en effet que la vieille couturière est, pour tous ses concitoyens, l’ accabadora, la « dernière mère ». Le jour où ce secret lui sera dévoilé, sa vie sera définitivement bouleversée et il faudra bien des années pour que la « fille d'âme » arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.

Dans une langue poétique et essentielle, Michela Murgia décrit les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier unissant la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne atemporelle, aux us et coutumes fascinants.

Année de parution française : 2011
Titre VO : Accabadora

Genre : Contemporaine

 

accabadora

Mon avis :

Accabadora est un roman court assez particulier, puisqu’il traite d’une « coutume » ou « culture » ancienne de la Sardaigne.  

L’action se passe au siècle dernier essentiellement dans un petit village Sarde, ou nous suivons Maria, une fillette de six ans (au début du roman), qui vient d’être « vendu » comme fillus de anima à Tzia Bonaria, officiellement couturière. Je dis officiellement, car si Maria s’acclimate très vite à sa nouvelle vie, elle découvre très vite que sa mère d’adoption, s’absente parfois la nuit, et qu’elle lui cache quelque chose.

L’écriture de ce roman est très agréable, voir même poétique, même si je trouve que parfois, certaines parties ont été survolées, je pense sincèrement, que l’auteur aurait pu approfondir la partie « romanesque », sur les personnages, sur les choix que Maria allait devoir faire, à la fin du roman.

J’ai vraiment aimé ce livre, qui traite d’un problème d’éthique encore très délicat, et encore soumis à discussion à notre époque, à savoir l’euthanasie. Ce roman refait remonter à la surface, des questions que chacun peut se poser, et si ça nous arrivait, que ferions-nous ? L’auteure fait le choix de ne pas trop développer le sujet, ce qui pousse le lecteur à faire le chemin du raisonnement, et à se poser les bonnes questions. Je trouve qu’il a traité ce sujet avec pudeur, et c’est appréciable.

De plus, il m’a permis de découvrir une culture que je ne connaissais absolument pas.

Accabadora est un livre que je ne peux que vous recommander, pour son thème fort et grave, ainsi que pour la culture qu’il peut apporter à chacun.

Morceaux choisis :

« Nous sommes bien mère et fille... mais nous ne sommes pas une famille. Si nous étions une famille, il n’y aurait pas eu d’entente entre vous... c'est-à-dire, je crois que c’est vous, ma famille. Parce que nous sommes plus proches. »

 

« Quand s’achève le deuil, Tzia ? 

-      Quelle question ... le deuil s’achève quand s’achève le chagrin.

-      Alors on prend le deuil pour montrer son chagrin...avait commenté Maria, croyant avoir compris.

-      Non, Maria. Le chagrin est nu. Le noir sert à le couvrir, non à l’exhiber. » 

 

Ce roman a été publié aux Editions Points en 2012.

Ma note : ♪♪♪♪

Posté par samkarine à 18:53 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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