Résumé :

Trevor, un professeur américain qui vient d’emménager à Paris, découvre dans son bureau une vieille boîte remplie de lettres d’amour, de photos jaunies, et de souvenirs : des gants, des pièces de monnaie, un mouchoir en dentelle… Tous racontent la vie de Louise Brunet, une Française ayant vécu au 13, rue Thérèse pendant la Grande Guerre. 

L’universitaire commence à reconstituer l’histoire de la jeune femme : son amour indomptable pour son cousin mort au combat, son mariage de convenance avec un homme travaillant pour son père, et sa liaison avec un voisin. Mais alors que Trevor tombe peu à peu amoureux de la charmante et fougueuse Louise, une autre Française, bien vivante celle-là, compte bien le séduire et le garder près d’elle. 

Le temps passe, la passion demeure.

Année de parution française : 2012
Année de parution originale : 2011
Titre VO : 13 rue Thérèse

13ruetherese

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier, Les Editions Michel Lafon, ainsi que Livraddict, pour ma sélection pour ce partenariat, et pour l’envoi de ce livre.

13, rue Thérèse, est un roman dont l’intrigue se passe à Paris à notre époque, mais aussi au début du 20ème siècle, dans une période allant de la Grande guerre (1914 -1918), à l’entre-deux guerres (les années 20, début des années 30).

Il s’agit d’un roman épistolaire, et je dois dire que ça m’a grandement perturbé dans ma lecture, pourtant ce n’est pas la première fois que je lis ce type de livre, j’avais d’ailleurs beaucoup apprécié Le cercle Littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Et malheureusement, ici, je dois dire que j’ai vraiment eu du mal à cerner, la réalité et les « délires » de Trevor, et que je m’y suis vraiment un peu perdu, et je trouve ça dommage.

Au début, du livre, nous faisons la connaissance de Josiane, qui nous fait part, d’une mystérieuse boite, dont on ignore tout le contenu. Elle décide de la « cacher », dans le bureau de Trevor Statton, qui doit arriver des USA.

Trevor trouve rapidement, la boite, et nous délivre au compte-gouttes les différents objets, photos, courriers qui s’y trouvent. Nous découvrons donc à travers Trevor, la vie de Louise, ses amours et déceptions. Au début, j’ai trouvé ce concept intéressant, un peu comme dans un puzzle qui s’assemble petit à petit, le narrateur nous délivre pièce par pièce. Mais je dois dire que je me suis assez vite lassée, au bout de plusieurs chapitres, je n’ai pas réussi à m’attacher aux différents personnages, peut être parce que j’ai eu l’impression que les objets, lettres nous délivraient des morceaux de l’histoire de Louise, mais dans le plus complet désordre.

Ce roman court, (301 pages y compris les illustrations) peut paraître simple, mais la façon dont l’histoire nous est délivrée, le rend frustrant et compliqué, si bien qu'il est difficile de discerner si les pensées appartiennent à Louise, ou à Trevor, le narrateur. Les passages au hasard entre deux périodes, Louise dans les années 1920 et celui du narrateur dans le présent, augmentent la confusion, en particulier au cours de la seconde moitié du roman.

Par contre, j’ai trouvé intéressant, que les « scans » des lettres, les photos, les objets, apparaissent réellement dans ce livre, un peu comme un album souvenir ou une boite aux trésors.

Pour moi, ce livre ne sera malheureusement pas un coup de coeur, mais c’est peut être tout simplement, parce que le format, ne me convient pas. Je ne vous le déconseillerai donc pas, bien au contraire, si vous aimez les romans épistolaires, laissez vous tenter !!!

Morceaux choisis :

Malgré ses couleurs délavées par les ans, vous pouvez voir que la photo rendait bien. On perçoit encore la texture de l'herbe et jusqu'à la forme de quelques-unes des feuilles à l'arrière-plan. En plissant les yeux, on lit même le numéro sur la plaque de la moto et on distingue le doux visage de Louise Brunet en cette belle journée d'été...

...

Louise se rappelle le mépris qu'elle éprouvait plus jeune pour les siens. Ils essayaient toujours de faire d'elle quelque chose qu'eux-mêmes n'avaient pas réussi à devenir, faute de courage et de talent. Elle a refusé de les satisfaire et de se transformer en l'un de ces phénomènes de foire destabilisants que sont les enfants prodiges : la banalité est autrement plus douillette et confortable.

Ce roman est paru aux Editions Michel Lafon en septembre 2012.